SCOUTING – Joueurs du moment en Super XIII

Florilège tout à fait humble et subjectif après quelques journées disputées, des joueurs qui m’ont tapé dans l’oeil – ce qui n’enlève rien aux grandes qualités de nombreux autres joueurs que je citerai à la fin du listing :

Nicolas Authier (Saint-Estève XIII Catalan)

Formé à l’USAP en rugby XV. Doté d’une grande vivacité, des steps de feu, mais aussi d’un vrai flair dans les situations verrouillées voire arrêtées ce qui lui permet de souvent faire avancer son équipe – et c’est aussi un finisseur de grande valeur.

Regan Hughes (Limoux)

Un joueur monstrueux dans tous les sens du terme. Formé dans son Australie natale et passé par les North Sydney Bears, Hughes apporte immédiatement ce parfum du haut niveau à chacune de ses prises de balle. À Limoux, il s’est imposé à une vitesse folle : puissance, technique, placement, rien n’est laissé au hasard. Son impact offensif saute aux yeux – il casse des plaquages comme d’autres changent de rythme – mais c’est aussi en défense qu’on mesure qu’il sort d’un autre standard : lecture rapide, interventions propres, plaquages d’arrêt. Hughes donne l’impression de jouer à +1 niveau par rapport à la saison d’Élite, et il tire tout le collectif limouxin vers le haut.

William Partridge (Limoux)

Le joueur que tu préfère avoir avec que contre toi : vision du jeu, vitesse, prise d’intervalle et cannes, il ne prend pas, il dévore quand on lui laisse le moindre espace dans la ligne de défense. Il a encore récemment brillé avec les Koalas face à France B.

Alexis Escamilla (Carcassonne)

On ne le présente plus ! L’impression qu’il ne fait que devenir meilleur chaque année. Deuxième meilleur marqueur d’essai actuel, un danger constant en bout de ligne, comme une menace qui inévitablement finit par frapper. 

Timéo Portier (Saint-Estève XIII Catalan)

Un potentiel impressionnant, déjà visible à chaque prise de balle. Portier est terrifiant pour les défenses dès que son équipe gagne le momentum : debout dans le contact, explosif sur les appuis, et capable de changer de tempo pour déstabiliser la ligne. En contre-attaque, c’est un cauchemar pour les défenses désorganisées grâce à sa vitesse de pointe monumentale. Et ce qui frappe aussi, c’est son comportement défensif : il a des attitudes d’arrière pur, n’hésite pas à travers le terrain pour rattraper des situations compromises. 

Hakim Miloudi (Pia)

Du flair, de l’altruisme, Hakim joue à sa main devant la ligne adverse en plus d’être un vrai leader technique et mental sur le terrain. Un joueur frisson, toujours un plaisir de le voir sur le pré pour animer l’attaque du Baroudeur.

Ben Mathiou (Pia)

On n’en parle pas assez, et pourtant l’australien fait partie de ces joueurs “colonne vertébrale” sans qui rien n’avance. Mathiou, c’est la puissance brute, l’abattage physique répété, le travail ingrat qui use les défenses adverses. Ses charges n’ont peut-être pas l’éclat médiatique de celles des stars, mais elles avancent, toujours. Sa constance dans l’impact et sa solidité au plaquage en font un pilier de l’équipe de Pia — le genre de joueur qui ne paie pas de mine mais sans qui une équipe ne tient pas 80 minutes.

Baptiste Pourchi (Avignon)

Virevoltant, insaisissable, le Bisonfait honneur à la mascotte d’Avignon : indomptable, toujours en mouvement, toujours un pas d’avance, toujours une ligne de fuite dans sa tête. Il crée du danger partout où il passe grâce à ses appuis courts, son accélération déroutante et son sens du déséquilibre. Sa très belle saison a logiquement débouché sur une titularisation avec France B contre les Koalas – une reconnaissance méritée d’un joueur capable de prendre feu en quelques minutes et de changer un match sur son activité.

Ishak Mallem (Avignon)

A la manière de Ben Mathiou, un joueur dont on ne parle peu et c’est dommage. Mallem possède une lecture du jeu ballon en main étonnamment fine. Il comprend quand ralentir ou accélérer, quand lever la tête pour fixer. Dans un rôle parfois discret, il est pourtant très efficace pour créer des avancées, repérer des espaces, déclencher des franchissements. Une intelligence situationnelle précieuse pour Avignon.

Alexis Lis (Saint-Estève XIII Catalan)

La révélation du début de saison incontestablement, une explosion littéralement visible semaine après semaine. Alexis est doté d’un punch phénoménal : à chaque prise de balle, il impose un duel physique qu’il gagne souvent. Il possède aussi une endurance rare pour un joueur de ce profil, ce qui lui permet de répéter les efforts tout au long du match. Dans l’axe, il “percute” et force les verrous défensifs les plus complexes. Dans l’attitude, il incarne l’intensité : un joueur qui ne lâche rien, jamais, et qui le fait sentir à chaque contact. J’ai vraiment hâte de voir comment sa carrière va évoluer dans les prochains mois.

Robin Brochon (Albi)

Avec son CV déjà bien garni, Robin apporte immédiatement structure, calme, et qualité technique à l’équipe albigeoise. Sa polyvalence, sa science du placement et sa rigueur en font un véritable pilier du pack, mais aussi un relais naturel dans l’organisation. Les jeunes se calent sur lui, le collectif s’équilibre autour de lui. Un joueur de devoir mais avec la touche d’expérience qui change la physionomie d’un match.

Corentin Le Cam (Albi)

Quasi de la triche quand on affiche 2m07. En attaque, il attire mécaniquement deux ou trois défenseurs, ouvre des espaces, fixe, libère. Il n’a presque pas besoin de forcer pour créer du danger. En défense, il densifie immédiatement l’axe, conteste les hauteurs, ferme des angles que les adversaires n’osaient même pas attaquer. Ce n’est pas seulement un colosse : c’est un point d’ancrage tactique, un joueur autour duquel on construit. Son simple placement change les trajectoires et l’équilibre des lignes.

Jordan Flovie (Lézignan)

Impossible de ne pas évoquer le meilleur marqueur d’essai du championnat. Fort d’une expérience chez les Dragons, il a son bagage des cannes, des appuis, une vrai lecture des déplacements adverses, intelligence situation elle… Bref, tout ce qu’on attend d’un des meilleurs ailiers du championnat de France.

Ils méritent aussi…

Christopher Hellec, Morgan Escaré, Romain Franco, Sofiane Ghanem, Amine Miloudi, Arthur Salles, Lucas Albert, Clément Herrero, Clément Boyer, Edenn Rogers-Smith, Maika Serulevu, Zach Santo, Dredin Sorensen, Joe Besgrove, Adrien Salies, Axel Palin, Bruno Castany, Nittim Pedrero, Enzo Arnaud, Corentin Rey, Tony Maurel, Cédric Soulé, Bastien Canet, Romain Puso, Robin Hugues, Mahault Beauvilliers, Jamie-Jerry Taulagi, Elie Sastre, Jack Wright… Et j’en oublie !

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