INTERNATIONAL
Le 23 novembre 2025, la structure de la Coupe du Monde 2026 a été rendue publique. Le tournoi masculin sera composé de dix nations : un groupe de quatre équipes, plus deux groupes de trois.
Pour les Bleus, c’est du sérieux : le groupe C verra la France affronter l’Angleterre, les Samoa et le Liban. Autrement dit, dès le début, être à son meilleur niveau face à des nations très physiques et très expérimentées, en espérant faire mieux qu’au dernier Mondial où les Bleus s’étaient écroulés face aux Tonga après avoir battu la Grèce et perdu (logiquement) contre l’Angleterre.
La fédé à XIII britannique a de son côté confirmé que la sélection anglaise n’aura aucun match de préparation (mid-season test) avant la Coupe du Monde de 2026.
La raison ? Le calendrier de la Super League est désormais tellement chargé — expansion à 14 équipes, « Magic Weekend », Grand Final avancé — qu’il ne reste pas de fenêtre libre pour réserver un week-end international.
Le sélectionneur anglais Shaun Wane, dont l’équipe a récemment été balayée 3-0 par l’Australie lors des Ashes, avait pourtant plaidé pour un match de préparation afin de « mettre l’équipe dans l’ambiance test-match ». Mais selon RL Commercial, « il n’y a pas de week-end libre ».
Le verdict est donc posé : l’Angleterre ira au Mondial sans test officiel dans l’intervalle. Cela fait naître de fortes inquiétudes sur son niveau de préparation, d’autant que dans d’autres nations comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou la France, des matches amis sont « essentiels ».
SUPER XIII
Du mouvement à Albi et Avignon
Alors que le calendrier national réservait ce week-end une pause (le Super XIII est en trêve et voit la victoire nette des Koalas face à la France B), c’est en coulisses que l’actualité nationale bat son plein. Au rayon des mouvements significatifs, le pilier Dean Matterson a quitté les Tigres d’Albi après seulement quelques matchs, bouclant son passage par une victoire sur de surprenants Ours de Saint‑Gaudens.
De son côté, le SO Avignon est en plein redressement : après une contre-performance face à la lanterne rouge Villefranche XIII Aveyron, l’équipe a annoncé l’arrivée d’Adam Tangata, destructeur des mondes venu du Championship anglais. Les Bisons s’étaient déjà renforcés avec James Woodburn‑Hall, international jamaïcain qui a affronté la France lors du barrage pour le Mondial à Carcassonne en octobre.
NRL
Jye Gray prolonge, Latrell au centre ?
Au ras-des pâquerettes il y a peu, les South Sydney Rabbitohs ont réalisé deux coups majeurs en cet intersaison : d’abord la signature de David Fifita est officielle depuis quelques semaines. Hier, c’est Jye Gray, jeune full-back prometteur, qui a prolongé son contrat avec le club malgré des offres substantielles venant d’autres ligues (en particulier la ligue de rugby à XV rebelle R360).
Ce choix illustre une volonté claire, miser sur le talent et stabiliser un effectif après une saison très décevante (14ᵉ place, bien loin des play-offs). Le club espère sans doute que Gray, par son punch, ses cannes et sa qualité défensive en couverture, permette à Latrell Mitchell de se fixer au centre, et de laisser la position de full-back numéro 1 à un joueur en pleine ascension – et entre nous, possible futur Origin player…
A noter que les Bunnies vont aussi devoir régler le cas de Keaon Koloamatangi qui est très courtisé, lui qui a été a peu de choses près le meilleur joueur de la franchise cette saison et pourrait vouloir un rôle plus central dans une autre équipe.
Katoa out, l’horreur
Après ses chocs terribles à la tête ayant entrainé ni plus ni moins qu’un début d’hémorragie au cerveau pour lequel il a été opéré en urgence suite à un match international avec les Tonga, le joueur du Storm de Melbourne, Eliesa Katoa, doit rester en convalescence toute l’année s’il veut revenir en NRL.
Des images choquantes qui soulèvent une incompréhension totale sur la gestion du protocole commotion durant les séries pacifiques d’automne… Une chose est sûre, on a pas fini d’entendre parler de cette affaire. Comme l’a réclamé Cooper Cronk, les autorités compétentes doivent tout faire pour empêcher qu’un tel évènement se reproduise.
En bref :
- L’utility back Jayden Campbell a refusé une offre gargantuesque de la future 18e franchise de la ligue, les historiques Bears de retour après de longues années d’absence au plus haut niveau du XIII australien – localisés à Perth et non plus à North Sydney. Les ours sont au taquet pour signer un Marquee Player et réaliser plusieurs gros coups afin de bâtir une équipe compétitive et cohérente pour l’horizon 2027 et leur saison « inaugurale ». Mais l’offre de 6 M de dollaridous australiens sur 5 ans n’a pas suffi pour convaincre Campbell de quitter les Gold Coast Titans avec lesquels il s’apprête à prolonger jusqu’en 2031. Beaucoup considéraient cette offre déraisonnable pour un joueur comme Campbell, et beaucoup considèrent désormais que Campbell est à son tour déraisonnable de ne pas accepter cette offre aussi ridiculement élevée !
- Perth se voit donc encore contraint de poursuivre sa quête de la perle rare avec une payroll encore vierge. Et si c’était Ryan Papenhuyzen ? Celui qui a résilié avec le Storm pour prendre du recul sur sa situation professionnelle mais aussi personnelle d’après ses proches, pourrait profiter d’une année sabbatique pour se ressourcer et se préparer à revenir à son meilleur niveau en 2027 avec les Bears, qui ont donc de quoi lui offrir le meilleur salaire de la ligue devant les Cleary, Haas et autres Ponga, tous autour des 1.5 M de dollaridous.
- Perth qui pourra néanmoins compter sur l’arrivée de l’anglais des Rhinos de Leeds, Harry Newman, un talent majeur qui devrait être leur première recrue à la fin de la saison 2026 de Super League. Liam Martin de Penrith pourrait suivre selon les rumeurs.
- Les Sydney Roosters ont prolongé leur capitaine et MVP de la saison passé, le fullback international James Tedesco, et accueilli le halfback Daly Cherry-Evans en provenance de Manly qui voit aujourd’hui Tom « Turbo » Trbjojevic reprendre le brassard de capitaine – fort logiquement. Quid de Hugo Savala qui malgré une belle saison va devoir faire un choix pour son futur : accepter d’être encore penché ou bien se déporter ne lock peut-être vu sa grande taille… ou tout simplement quitter la franchise de Bondi ?
SUPER LEAGUE
Retour au pays pour Hastings
A 29 ans, Jackson Hastings revient dans la Super League après plusieurs saisons tumultueuses en Australie. Il a signé un contrat d’un an avec St Helens. Un retour aux allures de « full-circle » il avait déjà évolué en Super League à Wigan et Salford, remporté le titre de Man of Steel en 2019. Dans une interview, Hastings explique vouloir s’établir avec sa jeune famille en Angleterre et se concentrer sur le jeu, organiser l’équipe, kicker bien, et mettre son meilleur pied en avant. Son coach à St Helens, Paul Rowley, le connaît bien : il l’a déjà dirigé à Salford et se dit « très content d’accueillir Jackson » et confie que c’est un compétiteur “hautement motivé”.
Même si « signer Hastings » semble être une belle acquisition sur le papier, plusieurs éléments suscitent des interrogations parmi les fans et les observateurs.Après sa belle phase en Super League jusqu’en 2019, Hastings a connu un passage difficile en NRL : blessures, temps de jeu limité… Certains supporters redoutent que cette inconstance ne se traduise encore par un rendement irrégulier, surtout dans un club comme St Helens où les attentes sont extrêmement élevées.
Hastings annonce vouloir « organiser, kicker, mettre l’équipe autour de lui ». Mais les supporters se demandent si c’est vraiment ce qu’on attend de lui dans un club historiquement structuré, discipliné qui demande aux joueurs certes du talent mais aussi de la constance, de la rigueur et du leadership.
Et puis, un contrat d’un an seulement montre soit la confiance mais modérée du club, soit une volonté de le tester avant de le confirmer. Dans tous les cas, cela impose à Hastings de faire ses preuves en étant performant très, très vite. A voir ce que donneront cette pression combinée à un passé d’inconstance.
Malgré les inquiétudes, les atouts sont là : St-Helens s’offre joueur d’expérience, qui connaît bien le championnat anglais, ce qui est un plus immédiat. Un lien avec le coach Paul Rowley, ce qui facilite l’intégration et la compréhension du système du club, est un vrai plus. Enfin, sa volonté affichée de se relancer, ce qui colle à l’ambition du club : rester au sommet, dominer, ne pas se reposer sur ses facilités.
Si Hastings répond présent, il pourrait devenir une pièce forte dans l’effectif : demi ou pivot qui organise, prend des risques, et apporte de l’éclat. Pour St Helens, c’est un joli coup à condition que le profil corresponde à l’exigence.
En bref :
- Les clubs de Super League ont reçu les nouveaux quotas de joueurs étrangers (10) et la liste complète des “quota players” a été publiée : chaque club devra désormais gérer scrupuleusement le nombre de joueurs non-britanniques dans leur effectif senior.
- Les York Knights, promus en Super League pour 2026 aux côtés de Toulouse et de Bradford, a confirmé la signature de trois joueurs vétérans : Paul McShane, Jordan Thompson et Ben Jones‑Bishop, ce qui constitue un gain important en expérience pour leur première campagne dans l’élite.
- Le club des Featherstone Rovers, évoluant en Championship (niveau juste en dessous de la Super League), a publié un communiqué le 22 novembre confirmant sa volonté de continuer malgré des difficultés hors-terrain importantes.
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